Et non, Choupi n'est toujours pas mort. Il a eu un gros passage a vide, c'est tout. Bon, pour faire sortir ce blog des limbes rien ne vaut un petit article sur les Skinheads, meme si c'est au moins mon quatrieme.
Et ouais, les skinheads. Avant de me faire traiter de fasciste par une horde de kikoo-lol assoiffes de trollage, je precise que je parle des vrais skins, les proletaires anglais issus du melange, a partir de 1969, entre les cultures des mods britanniques et celle des rude boys, jeunes immigres jamaicains qui ont fuit la misere durant cette decennie pour aller travailler au Royaume-uni.
Ce mouvement, etant par essence multiculturel et metis, adopte comme musique le ska ainsi que les premices du reggae. A partir de 1977, a l'arrivee des punks qui se raprochent par certains aspects de cette culture proletaire, les font revenir sur le devant de la scene. Les jeunes cranes rases accrochent au punk-rock, surtout quand il vehicule des themes sociaux ( chomage, misere, violence policiere,...). the Clash est d'ailleurs compose d'au moins un ancien skinhead (Paul Simonon, le sexy bassiste ). Toutefois, cette musique n'est pas tout a fait la leur, et le ska ( revenu en force grace au label 2-Tone ) se fait vieux. Saisissant a leur tour les guitares, il creent le street-punk, maintenant souvent apelle Oi. Ce "punk ouvrier", plus lent et accompagnes de choeurs rapellant ceux des supporters de foot, est encore tres courant de nos jours dans le milieu alterno'.
A partir des annees 80, le mouvement se politise : la crise economique fait passer de nombreux proletaires dans les rangs de l'extreme-droite, et parmi eux beaucoups de jeunes skinheads avides de provocation. La reaction fut rapide : les Redskins, eux d'extreme-gauche, souvent libertaires, rapellent, ainsi que des organisations de skins se revendicant anti-racistes avant tout ( SHARP,...) que cette culture est d'origine immigree.
Voila pour l'Histoire. Ce n'est toutefois qu'un rapide survol du probleme skinhead.
Personellement, j'aime le ska, le reggae et la oi. La culture skin me plait assez par son amour de la fete, de la biere, et le fait qu'il ne soit pas recupere par la mode comme l'est le punk ou le mouvement hippie. Pour moi un skin est un copain potentiel, qu'il soit rouge ou apo, tant qu'il n'est pas raciste et un minimum ouvert.
Par contre il y a des facettes de cette culture qui me plaisent beaucoup moins : le hooliganisme de certains d'entre eux par exemple. Je n'aime pas trop le foot a la base, alors se battre entre supporters rivaux, je trouve cela con. De meme, j'ai du mal avec leur attitude anti-hippie systematique. En un sens cela se comprend, les hippies actuels sont pour la plupart des bobos sans engagement ou des gamins en manque de revolte, et c'est contre cela que les premiers cranes rases se sont opposes, je n'aime d'ailleurs pas trop non plus ces poseurs . Le mouvement hippie n'existe plus vraiment mais on ne peut nier son apport essentiel a la musique, et puis on peut toujours rever qu'il existe de vieux hippies qui sont fideles aux origines anarchistes, pacifistes et non-commerciales de ce mouvement. Le probleme c'est que ceux-la doivent etre presque tous morts. M'enfin quand je vois un poncho et des longs cheveux, je prefere parler au gars en esperant qu'il soit interessant.
Finalement j'aurais plus parle de l'histoire skin que le pourquoi de mon attirance vers cette culture et les musiques qui y sont associees. Enfin dans tous les cas, voila mon retour sur skybeurk.
(Image : Laurel Aitken, Godfather of ska & Boss skinhead )